La Guilde Saint Georges

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 les trois princes

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Philippe
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MessageSujet: les trois princes   Mer 4 Nov 2009 - 21:48

Le cortège du roi et de ses trois fils accompagnés de leurs troupes traversa la vieille ville fortifiée sous les acclamations de la population. Ils revenaient victorieux de leur campagne et la cité, sise au confluent de deux rivières, partageait leur gloire. Mharrut, capitale du royaume, était tellement ancienne que personne ne savait à quand remontait sa fondation. Au fil des siècles elle s’était étendue depuis le haut de la colline, où se trouvait le massif château ancestral, jusqu’aux rives des deux cours d’eau qui l’encadraient à l’est et à l’ouest pour se rejoindre au nord. Deux murailles, témoins d’une époque où la ville était moins peuplée, la divisaient en quartiers bien distincts. Une troisième était en construction, beaucoup plus vaste, car elle longeait les rives des deux rivières et englobait la totalité de la vile actuelle. Sa construction était emprise depuis de nombreuses années et petit à petit des pans de muraille massive remplaçaient les vieilles palissades.

Les troupes du roi venaient de passer les premières fortifications, laissant le gros de l’armée victorieuse se retirer dans les casernes des faubourgs extérieurs, où ouvriers, artisans et maraîchers les avaient acclamés. Le quartier qu’elles traversaient maintenant, situé entre les deux murailles, composé de rues étroites et sinueuses pleines de boutiques, était celui des commerçants, la bourgeoisie y vivait dans de hautes et anciennes maisons en pierre. La muraille suivante, immémoriale, était constituée de blocs énormes sur dix mètres de haut, la tête de la troupe traversa ses six mètres d’épaisseur par une des rares portes, alors que la fin de la colonne, qui avait du s’étaler à cause de l’étroitesse des rues, avait à peine franchi la première fortification. Ici aussi la population clamait sa joie, dans la rue, sur les porches des boutiques, sur les encorbellements et les balcons qui surplombaient les ruelles et touchaient presque ceux d’en face. Les jeunes femmes lançaient des fleurs ou des rubans aux chevaliers et aux soldats, et rougissaient en riant quand ceux-ci les attrapaient et leurs faisaient des signes, tantôt romantiques, tantôt à la grivoiserie à peine voilée. Les enfants couraient à côté des chevaux en mimant des scènes de combat avec leurs épées en bois et en poussant de grands cris.

La dernière partie de la ville, qui entourait l’imposant château, fruit de constructions et de rajouts divers au fil du temps, était plus ouverte. S’y mélangeaient les hôtels particuliers de la noblesse, les grandes maisons de la haute bourgeoisie, les sièges des différentes religions, mais également les logements de certains serviteurs, commerçants ou ouvriers qui oeuvraient pour le roi et son entourage, et les quartiers des troupes d’élite qui ne pouvaient trouver à se loger au château.

Le retour du roi et de ses trois fils donna lieu à une grande fête au château. Les réjouissances étaient complètes, non seulement ils avaient trouvé et ramené le bâton que convoitait Ozanna, le magicien de la cour, mais ils avaient aussi étendu leur territoire et affirmé leur puissance aux yeux de certains de leurs voisins peu amicaux.

Pendant le repas de fêtes, Mélinak, le cadet des fils remarqua que le magicien vint parler à l’oreille du roi et qu’ils se retirèrent ensemble. Le jeune homme fut assez intrigué pour chasser les jeunes courtisanes qu’il caressait outrageusement, comme à son habitude, afin de suivre les deux hommes.
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Philippe
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MessageSujet: Re: les trois princes   Jeu 5 Nov 2009 - 19:14

Alors qu’il tendait l’oreille à la porte de la salle de réunion, celle-ci s’ouvrit et Ozanna s’adressa à lui comme si de rien n’était :

- Joins-toi à nous après avoir cherché tes frères.

Une fois les trois frères réunis dans la salle, leur père et le magicien leur racontèrent une étrange histoire :

- Mes fils, il est temps de vous faire part d’un grave secret : vous avez un quatrième frère…

- Comment cela ? s’écria Mélinak. Notre mère est trop âgée pour enfanter ! Une de tes maîtresses a accouché d’un fils ?

- Ce serait un demi frère alors ? Remarqua Sagmar, l’aîné des trois.

- Non mon fils, il s’agit de ton frère jumeau Sigmir. Il a été enlevé peu après votre naissance par un homme apparu un soir dans votre chambre.

- J’ai un frère jumeau… Murmura Sagmar.

- Donnez moi vos mains.

Le magicien se saisit des mains droites des trois jeunes hommes qui se mirent à grimacer sous la douleur. Une marque en forme d’arabesque à quatre pointes s’enroulant autour d’un cercle apparut au dos de leurs mains. Chacune de couleur différente.

Le roi ôta son gant et montra la même marque au dos de sa main, la sienne était assortie à ses yeux, couleur or.

- C’est la marque de la famille des dragons, précisa le seigneur, elle s’accompagne d’une semblable coloration des yeux.

Les trois frêres échangèrent un regard inquiet, leurs yeux avaient changés : Sagmar avait les yeux bleus, Arguille, le second fils, les yeux presque blancs et le cadet les yeux rouges, à l’instar de leurs armes et armures.

- Les forces du mal tentent depuis votre naissance de tout faire pour empêcher la prophétie à votre propos de s’accomplir. Intervint Ozanna.

- Quelle prophétie ? Demanda Mélinak.

- La prophétie annonce que quatre frères réunis formeront l’arme ultime contre le mal, et que leur union vaincra définitivement l’avancée du mal. Expliqua le magicien. Mais cette victoire ne se fera que lorsque le dernier des frères sera dans sa vingtième année, juste avant que le mal ne devienne trop puissant.

- Mais j’aurai vingt ans dans une semaine ! S’exclama Mélinak.

- C’est pour ça qu’il était temps que nous vous en parlions, mes fils.

- Mais qu’est ce qui vous fait croire que… Sigmir… n’est pas mort ? Et dans ce cas pourquoi nos ennemis ne l’ont-ils pas tué ? Demanda Mélinak.

- Si le mal arrive à capturer seulement deux des fils, intervint Ozanna, il pourra les utiliser contre les forces du bien en les transformant en une puissante arme. Cela fait vingt deux ans que nous controns les tentatives d’enlèvement à votre encontre. Vingt deux ans que le royaume envoie en secret des hommes dans toutes les directions pour retrouver le quatrième.

Ainsi nous savons qu’il est vivant et suivons sa trace, des indices de son passage ont été découverts, parfois à la limite du royaume de votre père. Or un de nos hommes viens d’arriver qui prétend avoir vu de ses yeux Sigmir lui même, sur les terres inconnues au-delà de la mer du Sud, sur les terres du mal, lieu où, selon ses dires, il réside régulièrement.

- Mais il est peut être élevé dans l’ignorance et à peut être été corrompu par une éducation au service du mal. Remarqua Mélinak.

- Nous n’en savons rien, intervint le roi, c’est pourquoi il faut y aller, il faut que vous y alliez ! Dans le deuxième donjon, lieu caché aux yeux de tous, même des votre, se trouvent toutes les archives et les cartes liées à la recherche de votre frère."
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Philippe
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MessageSujet: Re: les trois princes   Sam 7 Nov 2009 - 13:02

Le cadet, Mélinak, demanda à se rendre dans ce donjon, afin de se préparer au mieux à leur mission. Arguille, quant à lui, souhaita rencontrer les chefs des expéditions précédentes, ce à quoi Ozanna lui répondit qu’ils n’étaient plus que trois et qu’il se rendrait vite compte que cela ne lui servirait pas à grand-chose. Suite à cela le magicien téléporta les deux frères dans les lieux souhaités.

Mélinak se retrouva dans une grande salle en pierre de taille dont les murs étaient couverts jusqu’au plafond de livres. Au centre un immense lustre pendait et illuminait la salle. La tâche lui parut soudain accablante.

- Ozanna, aide-moi ! Murmura t-il. Quels sont les rapports de mission qui parlent de la découverte de traces mon frère ?

Le magicien apparut et d’un geste une dizaine de livres atterrit sur la grande table en chêne au centre de la salle.

- Même ça c’est encore énorme, comment vais-je pouvoir lire tout ça ? Pourrais tu m’aider ? Demanda le jeune homme avec un regard malicieux.



Arguille se retrouva en compagnie du magicien devant une porte gardée, une fois franchie il découvrit trois hommes prostrés, l’un en pleurs, autour duquel s’activaient des hommes en tuniques blanches.

- Voilà les trois derniers survivants, expliqua le magicien, trois parmi le faible nombre de ceux qui revinrent depuis toutes ces années. La plupart sont morts peu de temps après leur retour, complètement fous. A ce jour plus de deux milles hommes sont partis à la recherche de votre frère.

- Est ce que je peux leur parler ? Demanda Arguille.

- Tu peux essayer.

Le jeune homme s’approcha d’un des hommes qui murmurait.

- … Le gant, il est où le gant ?... dieux de mes pères protégez-moi !... tous morts, et le gant ? Délirait l’homme, les yeux hagards.

Arguille eut beau lui parler, le secouer doucement, il n’en obtint pas le moindre autre renseignement. Ce sont les médecins qui s’occupaient de lui qui lui apprirent que cet homme était un chevalier rentré il y a peu, seul survivant du groupe qui avait découvert le lieu où se trouvait Sigmir. Il avait même réussit à le voir et à lui prendre un gant d’après ce qu’ils avaient put déduire de son discours.

Arguille et Ozanna se téléportèrent à nouveau dans la salle où attendait le roi, rejoints peu de temps après par Mélinak qui avait un peu mal à la tête et le regard écarquillé.

- On part à la recherche de mon frère, déclara Sagmar.

- Oui, mais comment, demanda Mélinak, doit-on partir seuls où doit-on emmener un troupe, une armée ?

- C’est à vous de décider, mes fils, leur dit le roi.

- Je pense qu’on serait mieux protégé avec une troupe. Déclara Arguille.

- Oui, mais moins rapides et moins discrets. Précisa Sagmar.

- D’un autre côté je serais surpris que l’ennemi ne soit pas au courant de nos moindres faits et gestes, de plus ils doivent parfaitement connaître nos visages, alors question discrétion ou incognito... Intervint Mélinak.

- Il n’a pas tort, approuva le magicien, votre tâche sera rude, car la prophétie est claire, seuls vous pouvez vaincre le mal. Cependant prenez ceci, continua t-il en leur tendant à chacun un petit sifflet en ivoire, il vous suffira de souffler dedans pour obtenir de l’aide.

- Bon on fait quoi alors ? Demanda Arguille.
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Philippe
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MessageSujet: Re: les trois princes   Lun 30 Nov 2009 - 23:50

Le lendemain à l’aube les trois frères étaient dans la cour, complètement équipés, leurs armes fixées sur les selles de leurs montures, revêtus de leurs armures colorées, de cuir clouté d’argent pour l’aîné et de métal ciselé pour les autres. Quiconque les voyait ainsi, dans le soleil qui commençait à éclairer le haut des créneaux, ne pouvait manquer d’être impressionné, trois hommes en luxueuses armures teintées qui de blanc, de rouge ou de bleu, tabards assortis et armes ouvragées de la même couleur. Même les chevaux étaient caparaçonnés aux couleurs de leur chevalier respectif. Mais ces couleurs n’étaient pas unies, elles étaient nuancées et variaient du plus clair au plus foncé, comportant des reflets changeants et les trois chevaliers sur leurs chevaux chatoyaient sous la lumière du jour naissant.

Après un dernier salut à leur père, ils lancèrent leurs puissants et fidèles destriers au galop et maintinrent ce rythme jusqu’au zénith. Ils s’arrêtèrent alors dans une clairière pour se restaurer et laisser souffler leurs chevaux, bien que ceux-ci n’eussent pas l’air très éprouvés par le train qu’ils avaient soutenu pendant plus de cinq heures.

L’après midi ils ralentirent l’allure, pour s’arrêter au crépuscule dans un hameau semblable aux nombreux qu’ils avaient traversés au cours de la journée.

Ils descendirent de leurs montures devant une bâtisse plus grande que les autres, qui semblait être une sorte d’auberge. Les deux frères les plus âgés pénétrèrent à l’intérieur pendant que le troisième interpellait un jeune garçon qui s’approchait :

- Eh, toi, est-ce quelqu’un peut s’occuper des chevaux, est-ce que vous avez un endroit sec et chaud pour leur faire passer la nuit ?

- Oui seigneur bien sûr, je vais m’en occuper, répondit le garçon avec déférence, avant de faire signe à d’autres jeunes de le rejoindre.

- Je vais vous suivre.

Le lieu où ils menèrent les chevaux était étonnamment confortable, il s’agissait d’une vraie écurie divisée en stalles individuelles. Mélinak en fit le tour et en fut très satisfait.

- Vous savez vous occuper de chevaux de guerre de cette qualité ? Demanda t-il aux petits paysans.

- Ne vous inquiétez pas messire. Le rassura le jeune homme rencontré devant l’auberge.

Le cheval du plus jeune des frères vint poser sa tête contre sa poitrine et d’un pas ferme le poussa vers la sortie de l’écurie avant de retourner dans une stalle avec un regard goguenard.

- D’accord, sourit Mélinak. Tiens, dit-il au garçon en lui lançant une pièce d’or, tu en auras d’autres en fonction de l’état des chevaux demain.

Dans l’auberge l’attendait une chope de bière sur la table où ses frères buvaient les leurs.

Les trois jeunes chevaliers commandèrent à manger et prirent une chambre.

Pendant le repas, simple mais correct, un très vieil homme s’approcha d’eux. Il les salua avec respect et leur tendit trois pièces d’or.

- Mes seigneurs, permettez moi de me présenter, je me nomme Dougénus et suis le propriétaire de ce modeste établissement. Je vous prie de ne pas prendre ombrage que mon serveur ne vous ait point reconnu et vous rends votre argent, il ne saurait être question que les fils de notre roi payassent ce qui leur appartient de droit.

- Cela est tout à ton honneur, Dougénus, mais permets nous de faire profiter le peuple de notre passage. Si tu ne veux pas nous faire payer ta chère et ton gîte, je te suggère d’utiliser l’argent au profit du village, aussi garde ces pièces, tu nous honoreras. Discourut Mélinak, le plus sage des frères.

- Il sera fait selon votre bon plaisir, s’inclina le vieillard, en vous remerciant !

(- Cet homme n’est pas ce qu’il parait être !), fit une voix dans la tête du jeune homme.

Mélinak s’adressa à son marteau par la pensée, utilisant la même procédure que celui-ci ("Y a-t-il du danger ?")

(- Je ne ressens aucun danger !) Répondit son marteau de guerre.

- Mon épée m’a dit que ce vieillard n’était pas ce qu’il semblait ! Chuchota Arguille à ses frères une fois que l’homme se fut éloigné.

- Mon arc aussi, mais nous avons des préoccupations plus importantes. Intervint Sagmar.
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MessageSujet: Re: les trois princes   Sam 26 Déc 2009 - 1:40

Le lendemain Mélinak lança deux pièces d’or au garçon d’écurie avant de s’élancer sur la route avec ses frères.

Le trio arriva à la limite du royaume dans la matinée. La frontière du sud était matérialisée par un haut mur qui traversait la forêt. Les relations avec le seigneur de l’autre côté n’étaient pas des meilleures, le père des trois voyageurs ayant quelque peu étendu son territoire depuis le début de son règne. La route s’arrêtait devant une grande porte en bois flanquée d’un poste de garde. Une fois que les gardes eurent ouvert la porte, les frères continuèrent sur un chemin envahit d’herbes qui s’enfonçait dans une forêt ténébreuse. Au bout de quelques temps Sagmar, en tête, fit signe à ses frères de s’immobiliser et de ne plus faire de bruit. Par signes il leur communiqua qu’il avait entendu deux créatures se déplacer dans la forêt sur leur droite. Les chevaux, entraînés à réagir au moindre mouvement, s’étaient également immobilisés, aux aguets.

L’aîné des fils descendit en silence de cheval, saisit son arc et avança sur le bord du chemin.

Arguille entreprit de descendre de cheval, malgré les regards appuyés de son jeune frère. Il ne put empêcher les plaques de son armure métallique de s’entrechoquer. Trois énormes trolls des forêts surgirent à ce moment devant les chevaux en rugissant, armés de monstrueuses massues et l’un portant un sac de pommes. Le temps qu’ils atteignent les deux chevaliers à cheval, ils avaient déjà plusieurs flèches entre les omoplates et Mélinak leur avait envoyé une boule de feu à l’aide de son marteau. Le corps à corps fut bref, et même si Arguille fut jeté à bas de son cheval par un des trolls et blessé, il le tua rapidement.

Ayant perdus un peu de temps les trois frères décidèrent de ne pas s’arrêter et mangèrent sur leurs chevaux. Peu après, de nombreuses haches rudimentaires vinrent frapper leurs armures. Tout un groupe de créatures velues, vêtues de pagnes et armées de haches de pierre les encerclèrent et attaquèrent.

Là aussi, à coup de boules de feu jetées depuis le marteau de Mélinak, d’éclairs tirés de l’épée d’Arguille et de flèches de glace de Sagmar, les torves furent très vite décimés. Les quelques blessures infligées aux trois chevaliers se cicatrisèrent dans les minutes qui suivirent le combat, alors qu’ils découvraient sur les corps quelques pièces et pierres qui indiquaient que ces créatures devaient attaquer régulièrement les rares voyageurs qui parcouraient cette piste.
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MessageSujet: Re: les trois princes   Dim 27 Déc 2009 - 15:41

Dans l’après midi le groupe atteignit l’orée de la forêt. Là se trouvait un petit village à l’allure pauvre, complètement désert. Les trois cavaliers s’y engagèrent lentement, il leur fut rapidement évident que les habitants se cachaient.

- Ola ! Qui est là ? Appela Arguille.

Au bout de quelques instants un homme à l’allure misérable sortit d’une masure et s’avança vers eux servilement.

- Mes seigneurs, geignit-il en s’inclinant.

- Pourquoi vous cachez-vous ?

- Nous ne savions pas qui arrivait, mon noble sire.

- Qui est le seigneur de ces terres ? Demanda Sagmar.

- Notre bon seigneur se nomme Angélius, doux sire.

- Est-il un bon seigneur ? S’enquit Arguille.

- Oh oui, votre seigneurie, très très bon… s’empressa de répondre le paysan.

- Etes-vous souvent attaqué par ici ? Demanda à son tour Mélinak.

- Non, monseigneur, rarement.

- Il suffit, je pense que nous perdons du temps et que nous devrions continuer, trancha Sagmar.

Les chevaliers progressaient maintenant dans une plaine vallonnée couverte à perte de vue d’herbe verte. Ils s’arrêtèrent pour la nuit dans un creux entre deux collines. Durant la nuit, alors qu’Arguille somnolait son tour de garde, il fut violemment frappé et projeté au sol.

En se relevant il lança un cri en se tournant dans tous les sens :

- Ola, qui va là ?

Le bruit réveilla ses frères dont les armes se placèrent instantanément dans leurs mains.

Mais au bout d’un instant de flottement ils se rendirent compte qu’ils étaient seuls. Puis vinrent les coups, chacun d’eux fut frappé avec violence sans rien avoir vu arriver. Sagmar se mit immédiatement à lancer une pluie de flèches dans toutes les directions pendant que Mélinak s’éloignait et qu’Arguille faisait de grands moulinets avec sa longue épée. Arguille frappa quelque chose de mou devant lui et Mélinak, ayant lancé une boule de feu à ses pieds, qui l’enveloppa entièrement en se développant jusqu’à faire une sphère de vingt mètres de diamètre dont il était le centre, vit fondre une forme partielle qui s’était matérialisée en gelant sous les flèches de Sagmar.

- Ce sont des invisibles ! S’écrièrent les jeunes gens.

Sagmar continua à tirer des flèches au jugé, et l’une d’elle vint perforer l’armure d’Arguille dans son dos. Sous les coups multiples des trois frères, les créatures qu’ils avaient localisées s’évaporèrent en volutes. Après quelques instants d’attente silencieuse, ils conclurent qu’ils s’étaient débarrassés de leurs agresseurs.

Le cadet réussit à extraire sans grand peine la flèche de glace fichée dans le dos son aîné, et celui-ci cicatrisa rapidement. Après un long échange de points de vue, les trois jeunes gens décidèrent finalement de rester sur place pour le reste de la nuit.
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MessageSujet: Re: les trois princes   Sam 20 Fév 2010 - 13:21

Cela faisait quelques heures que Mélinak écoutait le silence de la nuit. Il sentait que l’aube n’était plus loin. Soudain un bruit de chute le fit se tendre, son marteau fut dans sa main et il entendit un cri peu lointain :

- A l’aide !

Rapidement le jeune homme réveilla ses frères en silence et ils se dirigèrent précautionneusement vers l’origine supposée du bruit, Mélinak brandissant son marteau enflammé devant lui comme une torche. Le trio aperçut dans la pénombre un homme vêtu de noir, immobile, une grande lame courbe dans chaque main.

- Qui êtes vous ? Demanda Arguille pendant que Sagmar tirait une flèche devant ses pieds. La flèche explosa en une boule de fragments de glace, enveloppant l’homme.

- Non mais ça va pas ! S’écria Mélinak, on ne sait même pas qui c’est, t’aurait pu lui laisser le temps de parler !

- Zut, je voulais juste l’intimider, j’avais oublié que mes flèches explosaient quand elles ne touchaient pas une cible vivante…

Mais l’homme était toujours à la même place, il avait à peine accusé le coup et se préparait à combattre.

- Je ne vous veux aucun mal, je me nomme Sigmir et viens de réussir à m’évader. Mais je suis poursuivi, ils sont juste derrière moi.

Le cadet des frères s’avança aux côtés de l’homme en éclairant derrière lui pour essayer de distinguer quelque chose. L’homme en costume sombre relâcha ses épaules, laissa pendre ses armes au bout de ses bras ballants et baissa la tête. Puis brusquement il se tendit et attaqua Mélinak, lui portant plusieurs coups. C’était juste à l’instant où celui-ci venait d’apercevoir des créatures difformes entrer dans le cercle de lumière de son marteau. Le plus jeune des frères se téléporta derrière la forme la plus proche et la frappa de son marteau illuminé de flammes. L’inconnu en noir se jeta alors sur Arguille, le frappant durement, mais le puîné des frères utilisa son collier magique pour que les blessures ne l’atteignissent pas.

Quatre créatures aux corps noirs, décharnés et difformes, vêtues de haillons, se jetaient maintenant sur chacun des combattants.

L’étranger qui prétendait s’appeler Sigmir se retourna après avoir été secoué dans long frisson et attaqua un des tormantés avec rage, déclanchant sur lui une tempête de grêle. Mélinak portait coups sur coups de son marteau en flammes, mais celui-ci lui échappa des mains suite aux grands coups de griffes qui pénétrèrent son plastron et lui firent ressentir une grande vague de froid dans toute la poitrine. Il ne ressentait pas de blessure particulière mais eut plutôt l’impression que quelque chose tentait de l’envahir. La sensation disparut et son marteau fut à nouveau dans sa main.

- Il faut fuir, on n’arrivera pas à les battre, s’écria le guerrier en noir, frappant son adversaire à l’aide de ses deux cimeterres simultanément.
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MessageSujet: Re: les trois princes   Mer 3 Mar 2010 - 22:37

Sagmar décochait ses flèches de glace avec précision et à une grande cadence, mais avait la désagréable impression qu’elles n’affectaient que peu les tormantés. Arguille frappait son adversaire de sa grande épée parcourue d’éclairs et se vit rapidement infliger plusieurs blessures par les griffes acérées et sales de la créature. Il ressentait à chaque fois un engourdissement passager alors que le tormanté face à lui ne semblait pas gêné par ses coups.

(- Vous ne pourrez les vaincre !) Déclarèrent laconiquement les armes des trois frères à leurs possesseurs respectifs.

Celui à l’armure blanche décida alors de rompre le combat et retourna au campement afin de récupérer les chevaux.

Mélinak sentit à nouveau son arme lui échapper, sans le mouvement que fit celle-ci pour retourner dans sa main il se serait retrouvé désarmé devant son terrible adversaire. Le jeune homme commença à douter de leur victoire quand il aperçut la créature que combattait l’étranger s’effondrer. Cela lui redonna courage.

Brusquement tout se figea, les combattants furent immobilisés dans la position où ils se trouvaient. Seul le cadet continua le mouvement qu’il faisait pour frapper de son marteau de flammes le tormanté figé face à lui. Alors que Mélinak s’interrogeait sur la paralysie soudaine de tous les belligérants, se préparant à porter un autre coup, le magicien Ozanna apparut à côté de la créature et d’un mouvement de son bâton le réduisit à l’état de cadavre.

Sagmar et Arguille observaient impuissants la scène, ils rageaient de ne pouvoir rien faire et de toute leur volonté tentaient de rompre leur immobilisme.

Sigmir, également paralysé, sentit le contact familier de l’abjection sur son esprit. Il sentit l’esprit maléfique caresser sa conscience, la cajoler, et petit à petit s’y immiscer. Il tenta de lutter contre cet envahissement qui à chaque fois noircissait un peu plus son âme. Il en éprouvait de la peur, de la colère, mais aussi du dégoût et de la honte car malgré lui l’excitation du pouvoir le gagnait, comme à chaque fois.

Le chevalier à l’armure rouge se précipita sur les autres tormantés immobiles pour les frapper quand l’un des deux cimeterres de Sigmir se ficha dans son flanc alors que l’autre passait devant son visage. Néanmoins il continua son mouvement et frappa plusieurs fois la créature paralysée qui ne tomba même pas. Puis il se retourna, juste à temps pour voir Ozanna faire exploser les deux tormantés restants. En même temps les deux autres frères furent à nouveau maîtres de leur corps, ainsi que les chevaux avec lesquels Arguille avait rejoint le combat.

- Tu vas avoir un peu mal. Déclara Ozanna avant de retirer d’un geste vif l’arme qui avait pénétré au défaut de l’armure de Mélinak.

- Sigmir, cela fait longtemps que ton père te cherche. Continua le magicien en s’adressant à l’étranger.

- C’est bien notre frère alors ? Demanda Mélinak.
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MessageSujet: Re: les trois princes   Ven 19 Mar 2010 - 0:41

Les trois chevaliers observèrent le visage de l’homme dans les premières lueurs de l’aube.

Malgré son visage barbu, sale et buriné, il était la copie conforme de Sagmar, un peu plus émacié, plus sec et plus marqué par les épreuves et les privations qu’il avait du visiblement endurer.

- Le frère de qui ? Demanda t-il. Qu’est ce qui me prouve ce que vous dites ?

- Regarde Sagmar, c’est évident, s’énerva le cadet qui avait été attaqué deux fois par l’homme en noir.

- Je ne connais pas assez mon visage, l’ayant rarement vu !

- Retire ton gant droit, Sigmir, et montre ta marque ! Lui intima Ozanna.

Le jeune homme obtempéra et ses frères purent voir la même marque que la leur sur le dos de sa main, mais elle était bleue et la pointe virait vers le noir. Les trois autres fils du roi échangèrent un regard et regardèrent Sigmir de plus près. Avec un frisson ils constatèrent qu’il avait un œil bleu et un œil noir.

Le magicien fit apparaître un grand cercle devant le groupe, un cercle mouvant et miroitant semblable à une surface d’eau verticale. Les uns après les autres ils entrèrent dans le cercle avec leurs chevaux et se retrouvèrent dans la cour du château de Mharrut.

- Enfin te voici, mon fils. S’exclama le roi en descendant les marches menant au donjon.

- Où sommes-nous ? Demanda Sigmir en se tournant dans tous les sens.

Le fait d’être brusquement chez eux fit se détendre les jeunes chevaliers et ils sentirent soudain la fatigue et l’épuisement les rattraper comme la tension les quittait et que leurs chevaux, leurs équipements, étaient pris en charge par leurs serviteurs.

Mélinak sentit fléchir ses genoux. Quant à Sigmir, la perspective d’avoir réussit à fuir, de peut être avoir retrouvé sa famille, où tout au moins des alliés, lui fit tourner la tête et il se retrouva un genou à terre. Le cadet des frères avait déjà été relevé par ses servantes attitrées qui le soutenaient, chacune d’un côté. Mais il se dégagea et fit un effort pour ne pas faire montre de faiblesse :

- Père, me permettez-vous de me retirer afin de prendre quelques repos ?

- Allez tous vous reposez, nous nous retrouverons cet après midi. Dis le roi.
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