La Guilde Saint Georges

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 ça (re)commence là

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Sultanor
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MessageSujet: ça (re)commence là   Sam 30 Oct 2010 - 7:07

Voilà c'est ici que je placerai le moment venu la situation de départ (background pour les pôv anglophiles) avec quelques infos sur votre région de début.

Finalement Olaf fut le Capitaine très compétent (en tant que MJ passke le Capitaine du Saint Rénan c'était pas un vainqueur) de cette première étape alors hardi les "va nu-pieds" à l'abordage... Le 16 juillet sera notre jour de gloire, et de départ vers le soleil j'espère.
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Olaf
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Ven 4 Nov 2011 - 20:29

Organisation des prochaines séances de Pavillon Noir:

Mardi 8 novembre: suite Pavillon Noir, j'arriverai un peu plus tard que d'habitude.

Mardi 15 novembre: comme exceptionnellement je serai présent, on continuera Pavillon Noir avec sans doute un relais entre moi et Sultanor pour mastériser.

Bon vent à tous!
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Olaf
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Mer 9 Nov 2011 - 7:51

Jusque là tout va bien. Courage mousaillons!
On se retrouve la semaine prochaine, j'arriverai en avance.
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Olaf
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Sam 12 Nov 2011 - 21:13

J'ai entendu dire que lundi c'était la journée de la gentillesse.
Heureusement que je mastérise seulement mardi...
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Olaf
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Lun 21 Nov 2011 - 19:22

...Plus que quelques heures avant le but de ce voyage...Les voiles gonflées par le vent mollissant du soir, l'Orion glisse sur l'onde paresseusement.Une longue traversée en mer est comme une renaissance après une genèse houleuse.
Mais c'est mon retour en Normandie qui aurait dû faire de moi un homme neuf, et me voilà revenu aux Indes Occidentales. Pour y bâtir quoi?
Seul me reste ce sabre armorié, présent de mon père pour un fils oublié et qui aurait dû le rester.
Tandis que nous doublons Barbuda, les oiseaux multicolores, dont nous percevons les cris, semblent se gausser de ma mélancolie. Mais le destin ne fléchit pas au premier assaut. Alors d'autres suivront. Dès demain, avec l'aide de Dieu, je m'y emploierai...

extrait du journal de Guillaume de Costentin, août 1639
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Minéralis
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Mer 23 Nov 2011 - 13:53

On sent bien les embruns et le soleil caressé la peau...
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Olaf
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Mer 18 Jan 2012 - 11:02

...Voilà 4 jours que nous sommes arrivés à Sainte Anne à la Guadeloupe.
La tempête tropicale de ces derniers jours a laissé la place à une pluie abondante et continue. Et il fait toujours aussi chaud... Surtout dans cet entrepôt où nous nous sommes barricadés dès le premier jour avec les habitants, et où règne à présent l'odeur âcre de la poudre. Et peut-être aussi celle de la peur...
Hier, les Caraïbes nous ont attaqué.
Nos défenses ont tenu bon mais présentent des lacunes du côté des barricades malgré les deux pièces de 6 livres débarquées de la Constance qui en battent le pied.
Combien de temps pourrons-nous résister avant l'arrivée des secours?
Puisse Dieu entendre nos prières.

extrait du journal de Guillaume de Costentin, 10 octobre 1639
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Sultanor
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Jeu 19 Jan 2012 - 16:48

Aide toi et le Ciel t'aidera !*

Alors Georges va s'aider. Et va vous aider. Ce n'est pas une bande de sauvages qui va repousser à la mer les colons de la vieille (déjà) Europe. Un rhum, deux ou trois pistolets et ma rapière, le tout couvert par quelques coups de mitraille et j'vais m'en occuper moi d'ses sauvages. Non mais.



______________
* cela ferait une belle épitaphe
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Olaf
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Mer 1 Fév 2012 - 12:25

L'anse du Bon Espoir à la Dominique après une traversée mouvementée
Le 24 octobre 1639, enfin, une éclaircie...



Camille, Georges, Nadal, Arthur, Baptiste et Guillaume seuls face à la nature.



Dernière édition par Olaf le Mer 11 Avr 2012 - 12:47, édité 1 fois
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Olaf
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Mer 28 Mar 2012 - 19:22


20 novembre 1639
L'escalade s'est révélée périlleuse pour certains...
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Sultanor
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Lun 2 Avr 2012 - 13:31

Waouh c'est beau


Pour Georges ça ressemble plutôt à un Enfer Vert, lui qui ne rêve que d'horizon bleu
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Olaf
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Mer 11 Avr 2012 - 10:04

Le village des Aroüagues



avec un horizon bleu pour Georges...


Dernière édition par Olaf le Mer 11 Avr 2012 - 12:56, édité 1 fois
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Minéralis
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Mer 11 Avr 2012 - 11:45

Euh...

Cap'tain !

J'crois qu'y a comme un cafard dans l'post, on voit pas bien la photo...

Ou alors, c'est qu'j'ai un problème avec les n'yeux...
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BiSuS
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Jeu 12 Avr 2012 - 18:21

Les caraïbes risquent d'avoir quelques soucis de digestion suite à une visite nocturne de Camille.
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Minéralis
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Ven 13 Avr 2012 - 16:48

C'est bon' je vois l'image maintenant.

Merci cap'tain !
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BiSuS
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Dim 15 Avr 2012 - 0:53

http://www.youtube.com/watch?v=IQcolipT0ZY une ambiance qui colle bien je trouve
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Olaf
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Lun 16 Avr 2012 - 8:19

Toute source d'inspiration est bonne à prendre...
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BiSuS
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Mar 17 Avr 2012 - 9:04

Je ne me permettrai pas de te conseiller sur comment maîtriser, je trouve que la musique colle a la partie c'est tout.
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Olaf
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Sam 18 Aoû 2012 - 10:55

Le 25 décembre 1639, un jeune européen était libéré des indiens caraïbes, dans un village où il était retenu prisonnier, voici son récit:

"On me nomme Moustique, je suis mousse, et je faisais partie de l'équipe qui avait été formée par Hugues DECLERC pour explorer le sud de l'île. Notre groupe était composé de:
Gérald PASSE, soldat,
Julien DANGLADE, soldat,
Marc RIVALLAN, bosco,
François BEHR, marin,
Guillaume CADIC, marin,
avec bien sûr Hugues DECLERC, cartographe, qui dirigeait le groupe, et moi-même.
Quelques jours après notre arrivée sur la côte de la Dominique, et après avoir passé les premiers jours à établir un camp de base où étaient entreposées nos provisions, nos armes, la poudre, DECLERC a commencé à établir d'autres abris aux alentours devant lui servir de relais et de caches. Nous avons ainsi aménagé plusieurs caches servant de camps provisoires et avons évité tout contact direct avec les indigènes, nous déplaçant avec notre canot, ou à pied dans les terres.
Un jour, nous avons vu un navire se diriger vers l'île, mais plus au sud. Comme plus d'un mois venait de s'écouler et que nous risquions de manquer de certaines denrées, DECLERC a envoyé les trois marins accompagnés de Gérald PASSE sur le canot pour commercer avec le navire. Je n'ai pas entendu ce qu'avait dit Marc RIVALLAN, mais il me semble qu'il avait reconnu le navire, et en a parlé à DECLERC.
Deux ou trois heures plus tard, notre canot est revenu accompagné d'une catalane que nous n'avions pas vue auparavant. DANGLADE s'est aussitôt montré soupçonneux, et a demandé à DECLERC et à moi-même de partir nous cacher dans l'un de nos repaires les plus proches, où il nous aurait rejoint par la suite.
DECLERC n'a pris qu'un minimum d'affaires et est parti. Je l'ai accompagné. Quand des coups de feu ont retenti, nous savions que DANGLADE s'était sacrifié pour nous.
Puis des hommes nous ont donné la chasse pendant plusieurs jours.
Notre connaissance des lieux et notre repaire nous ont évité d'être pris. Cependant, leur présence bruyante a attiré des sauvages de l'île qui se sont mis à les harceler. Alors, ils se sont éloignés. Nous avons changé d'abri pour nous éloigner des sauvages, mais ils nous ont découvert alors que nous nous étions éloignés de notre cache pour chercher des fruits. Du haut de l'arbre où j'étais monté les cueillir, j'ai vu les indiens tuer DECLERC. Puis, l'un d'entre eux a aperçu certains des hommes qui étaient à notre poursuite, de l'autre côté d'un vallon. Eux aussi, ont dû assister au meurtre de DECLERC. Je ne les avais pas remarqués, et je pense que ce sont les cris de DECLERC qui ont dû les attirer. Je ne crois pas qu'ils aient pu me voir.
Aussitôt, les indiens leur ont décoché des flèches et d'autres sont partis à leur poursuite.
Au bout d'un moment, quand tous furent partis, je suis redescendu de mon arbre, et j'ai tenté de regagner un autre abri. J'étais capturé le lendemain par les indiens. Ils m'ont épargné à cause de mon jeune âge; depuis, je vis comme leur esclave. Posséder un esclave blanc permet à leur cacique de jouir d'un plus grand prestige."

la suite mardi 25 septembre... en espérant que vous soyez disponibles: tenez-moi au courant.
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Olaf
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Mer 26 Sep 2012 - 22:16

Journal de l’expédition entreprise en vue d’une reconnaissance de l’île de la Dominique, sur la demande de Monsieur de Poincy, Gouverneur pour le roi de toutes les îles d'Amérique, janvier 1639


3 janvier 1639, Saint-Christophe
L’expédition a pris un peu de retard car des marchandises restent encore à charger sur le Saint-André, et ces dernières occasionnent des tracas administratifs. Je me doute aussi des réticences et de l’agacement de l’actuel Gouverneur René de Béthoulat de la Grange-Fromenteau, qui a peut-être eu vent de cette mission décidée par son successeur, avant même sa nomination officielle. Cependant il est vrai que le plus tôt est le mieux pour ce que nous avons à entreprendre ; il s’agit d’être les premiers.
Jean Xavier de Villedieu, qui commande le navire, connaît bien les Indes Occidentales pour y naviguer régulièrement. A bord d’un navire tel que celui-ci, nous n’aurons pas à redouter une attaque des sauvages sur leurs pirogues.
L’équipe qui m’accompagne est composée de deux soldats qui m’ont été recommandés par Monsieur de Poincy : il s’agit de Gérald Passé et Julien Danglade, hommes d’expérience et dévoués. Pour la partie nautique, de Villedieu m’a conseillé de prendre trois marins, avec Marc Rivallan pour diriger les matelots nécessaires à cette entreprise. Ce dernier a choisi François Behr et Guillaume Cadic pour l’aider dans cette tâche. Nous serons donc six en tout à voyager ensuite le long de la côte de la Dominique. Le canot que nous aurons à utiliser ne doit pas être trop gros, ainsi il sera plus facilement dissimulable.

4 janvier 1639, Saint-Christophe
La préparation de notre embarcation et du matériel nécessaire avance rapidement. Nous serons prêts bien avant le Saint-André.

5 janvier 1639, Saint-Christophe
Notre barque est fin prête. Je vais consacrer mon temps libre à la relecture des seuls documents en ma possession qui me seront vraiment utiles, avant de confronter mes connaissances à la réalité du terrain : libris moribusque.

12 janvier 1639, à bord du Saint-André
Le Saint-André a enfin appareillé ce matin. Le temps est beau et le vent favorable. Nous devrions être en vue de la Dominique dès demain.

13 janvier 1639, à bord du Saint-André, le long de la côte orientale de la Dominique
La côte orientale de l’île se devine dans la pénombre du soleil couchant. Vu d’ici, le morne Diablotin porte bien son nom. La traversée s’est bien déroulée, et mon impatience a cédé la place à une certaine appréhension. Le jeu en vaut cependant la chandelle, et les renseignements dont je dispose ne laissent que peu de doute. Cette côte sauvage, peu hospitalière et soumise aux vents dominants a été peu explorée, surtout dans sa partie méridionale. J’ai bon espoir que nous serons ainsi les premiers.

14 janvier 1639, à bord du Saint-André, en rade de Rosalie
Aujourd’hui, j’ai commencé mes relevés. La côte, qui est accore, a permis au Commandant de Villedieu de s’approcher suffisamment, malgré la houle. Bien entendu j’ai, par acquis de conscience, vérifié les données dont je disposais pour les baies de Saint David, du Bon Espoir et de la Petite Soufrière. Demain, nous débarquerons et commencerons l’établissement d’un camp de base.

15 janvier 1639, au camp Rosalie
Nous avons débarqué sur la terre ferme depuis ce matin. Le charpentier et le calfat du Saint-André, ainsi quelques aides, nous ont donné la main pour établir un abri où nous pourrions nous protéger des pluies et entreposer notre matériel. Le camp est situé sur la rive gauche d’un cours d’eau dont l’embouchure forme une flaque boueuse dans la mer, que l’on peut apercevoir quand on grimpe au sommet d’un nid de pie aménagé sur la fourche d’un grand arbre. Ce dernier nous permettra de guetter les navires, car du sol, la mer nous est dissimulée par une levée de gros galets accumulés par les tempêtes.
Notre débarquement s’est révélé périlleux avec cette houle. Si elle doit grossir, nous aurons du mal à franchir la barre. Dorénavant, il ne nous faudra plus prendre de tels risques avec notre canot. Nous tenterons à nouveau lorsqu’elle aura diminué.
Le Saint-André a appareillé avant la mi-journée, nous laissant tous les six seuls, livrés à nous-mêmes. Nous consacrerons ces premiers jours à nous établir correctement, avant de remonter le cours d’eau. Nous aurons aussi à établir certainement des réserves aux alentours qui nous éviteront de fastidieux voyages jusqu’au camp Rosalie, lorsqu’il faudra explorer l’île plus à l’intérieur. Les notes que je possède sur la Dominique ont été établies au départ de Roseau par ce missionnaire qui a donc reconnu l’île depuis l’intérieur, avant d’arriver du côté oriental. Il serait bon que je retrouve certains repères auxquels il fait référence, mais son latin me semble approximatif quant à la description des amers remarquables.
J’ai répété à tous la nécessité de ne pas utiliser nos armes à feu pour ne pas nous faire repérer des sauvages, et celle de dissimuler notre feu de camp.

16 janvier 1639, au camp Rosalie
Nous ne sommes plus seulement six, mais bien sept. Hier soir, à la tombée de la nuit, le jeune Moustique, mousse sur le Saint-André, a fait son apparition au camp. Il nous a dit avoir débarqué avec l’équipe chargée de nous aider qui l’aurait oublié lors de son départ. Mais Rivallan et Danglade ont fini par lui faire avouer qu’il s’était caché à bord de l’une des embarcations, dont il a débarqué lorsque l’équipage était occupé à nous aider à la construction de l’abri. A présent, il est trop tard pour lui faire regagner le bord et il devra partager notre existence. J’ignore les raisons qui l’ont poussé à ce geste, mais je ne pense pas qu’il constitue une menace pour notre entreprise, ni que son but soit de nous espionner. La curiosité et l’esprit d’aventure, peut-être.

18 janvier 1639, au camp Rosalie
A présent que notre camp de base est correctement établi, nous entreprendrons dès demain la remontée du cours d’eau.

20 janvier 1639, en amont du camp Rosalie
Notre remontée du cours d’eau ne nous a pas permis de trouver un gué facilement franchissable. Arrivé au pied d’une haute chute d’eau, il nous a fallu rebrousser chemin. J’ai gravé un rocher en bas de la chute, pour témoigner de notre passage.

21 janvier 1639, en amont du camp Rosalie
Rivallan, Behr, Cadic et Moustique se sont attelés à l’édification d’un passage de cordes suffisamment élevé, qui pourra nous permettre, même en cas de crue, de passer de l’autre côté de la rivière. De plus, la frondaison abondante des arbres sur les berges agira comme un camouflage naturel pour ce pont, qui nous évitera de nous faire repérer par les sauvages de l’île.

24 janvier 1639, au pont Rosalie
Nous avons franchi aujourd’hui le pont enjambant la rivière, et nous établirons dans les prochains jours une à deux réserves le plus au sud possible, qui nous serviront de base ou de repli pour une expédition ultérieure, vers les lieux dont j’ai la description. Malgré notre éloignement du cours d’eau, les moustiques ne nous ont pas quittés.
Ce pont de cordes nous offre par ailleurs la possibilité de nous isoler momentanément sur l’une des deux rives en cas d’assaillants que nous aurions du mal à repousser.

27 janvier 1639, au sud sud ouest du camp de base, abri du terrier
Nous avons établi là un premier approvisionnement avec un abri sommaire, sous de grosses racines. La progression dans cette nature est difficile. Je crois que les moustiques nous resteront fidèles pendant tout notre séjour ici.

30 janvier 1639, au sud sud ouest du camp de base, cache du vallon
Les différentes combes que nous devons franchir rendent notre progression lente et pénible. Plusieurs fois, il nous a fallu rebrousser chemin face à un passage trop escarpé. Nous n’avons pas encore observé de traces laissées par des indigènes, cependant le vent nous porte parfois des sons et des odeurs qui viennent de leur présence. Je sens les hommes plus nerveux, et notre façon d’avancer s’accompagne davantage de silence et de précautions. Une nouvelle cache a été établie, mais nous avons dû laisser quelques marques sur notre passage, de façon à être certains de pouvoir retrouver notre chemin plus facilement.
Il nous faut à présent revenir au camp de base, d’où nous repartirons avec de nouvelles réserves.

3 février 1639, camp Rosalie
Je ne pense pas que des indigènes soient venus au camp pendant notre absence. Je souhaite que notre présence reste inaperçue le plus longtemps possible.
Demain, nous partirons en canot établir aussi une cache de nourriture au nord de notre position, si nous devions nous replier en cas de découverte du camp de base.
Au campement, la tension des hommes retombe un peu. Je ne voudrais pourtant pas qu’il y ait un quelconque relâchement qui pourrait nuire à notre vigilance. J’ai dû faire remarquer à plusieurs reprises à Rivallan, qu’il était trop bruyant pendant ses travaux.

5 février 1639, bastion de la Petite Soufrière
Pour éviter d’être aperçus depuis la terre, nous sommes partis de nuit et sommes arrivés à l’aube dans la baie de la Petite Soufrière. Nous avons gravi l’avancée de terre au nord et nous sommes arrivés sur un promontoire dominant la baie de la Petite Soufrière au sud. C’est là que nous avons établi une cache. L’endroit permet de surveiller la mer, et il permettrait de se défendre. Nous avons bien sûr dissimulé notre embarcation. A partir d’ici, nous irons demain vers l’intérieur des terres ; j’essaierai de retrouver des éléments décrits dans les notes que je possède.

6 février 1639, à l’ouest du bastion de la Petite Soufrière
La présence des indigènes est plus palpable par ici : reliefs de repas ou de feu, sentier, odeurs de foyers plus présentes. Chaque bruit de la jungle pourrait être un signal lancé par un sauvage à ses frères, pour leur indiquer le moment propice pour une embuscade. Je crains que n’ayons à nous trouver face à face avec un tel groupe, sur le même sentier, mais à progresser en dehors de ceux-ci, nous laisserions plus de traces. Pourtant il nous faut nous éloigner du chemin pour la nuit. Evidemment, hors de question d’allumer un feu.

7 février 1639, à l’ouest du bastion de la Petite Soufrière
Depuis ce matin, la forêt résonne de leurs tambours sans que l’on sache très bien d’où vienne le bruit. Ce soir, j’ai l’impression néanmoins que ce bruit s’est rapproché. Nous avons changé la charge de poudre de nos armes pour éviter toute mauvaise surprise.

8 février 1639, à l’ouest du camp Rosalie
Cette fois, nous les avons aperçus sur un sentier. Leur déplacement est accompagné de tambours et d’encens. Il s’agit d’une cérémonie religieuse dont j’ai retrouvé la description dans les notes qui m’accompagnent toujours : la procession funèbre d’une personne importante. Nous les avons suivis à distance, le sentier qu’ils suivent au sud correspond à la direction du camp Rosalie. Notre marche sur le sentier nous épargne beaucoup de peine, et bien que nous avancions avec prudence un peu plus lentement qu’eux, nous sommes assez rapidement arrivés à la hauteur estimée du camp Rosalie, au levant.
Nous nous trouvions sur des hauteurs, et je suppose qu’à les suivre, nous aurions retrouvé la rivière Rosalie dans sa partie amont de la cascade, et aurions découvert à quel endroit ils la franchissent… Mais l’angoisse des hommes à faire face à un groupe important, et notre canot laissé au nord, m’ont conduit à envisager la suite autrement : trouver un passage permettant de relier ce chemin directement à notre camp. Ainsi nous pourrions revenir une fois la cérémonie dans le lieu sacré terminée, et bénéficier de l’avantage que représente ce chemin pour nos progressions.

10 février 1639, bastion de la Petite Soufrière
Nous avons pu nous frayer un chemin au nord de la cascade, qui rejoint le cours d’eau en aval de celle-ci, puis nous sommes rentrés au bastion. Les indigènes ne sont pas encore repassés dans l’autre sens, mais si nous restons ici, je ne pense pas que nous nous en apercevions. Demain, nous pêcherons dans la baie, puis nous rejoindrons en canot le camp Rosalie.

13 février 1639, camp Rosalie
Le temps passé à la pêche de ces derniers jours a certainement permis aux indigènes d’effectuer le chemin de retour. Ainsi, demain, nous remonterons la berge pour retrouver le passage qui nous permettra de rejoindre le sentier utilisé par la procession. Le missionnaire, auteur des notes sur la Dominique et auquel je me réfère, a toujours utilisé les sentiers lors de ses tentatives d’approche de la population : à partir de l’un de ceux-ci, j’espère pouvoir retrouver ses observations.

14 février 1639, à l’ouest du camp Rosalie
Nous avons pu retrouver le passage conduisant au sentier, et avons décidé de passer la nuit en retrait de ce dernier. Dès demain, nous suivrons le sentier de la procession.

16 février 1639, au sud ouest du camp Rosalie
J’ai reconnu aujourd’hui les marques laissées par les sauvages qui sont décrites dans les notes. Ces pierres gravées non loin desquelles se trouvaient les restes d’un foyer. Nulle trace du mort qu’ils accompagnaient. Seuls les initiés ont pu continuer au-delà des pierres, sur le territoire sacré des morts. Nous avons dépassé ces pierres, et trouvé d’autres signes : crânes humains maquillés et fichés sur des pieux. Les marins ont refusé d’aller plus loin. Nous avons rebroussé chemin, et essaierons d’aménager une cache à l’écart du sentier, en direction du levant, à partir de laquelle je pourrai effectuer des relevés précis. J’ai remarqué un alignement suffisamment sensible au ponant, constitué antérieurement d’un grand arbre remarquable, par le col d’un mont assez prononcé pour l’amer postérieur. Ainsi, en suivant cet alignement dans le dos, nous n’aurons pas à laisser de marques sur le sentier pour retrouver l’endroit où nous le quittons.

18 février 1639, grotte de l’observatoire
Cet alignement nous a permis de trouver un fort bon poste d’observation, à partir duquel il est possible de voir la mer. Les alignements que j’observe d’ici me permettront d’effectuer des relèvements plus précis. Le petit îlot isolé que j’aperçois non loin de la côte, au sud est quart sud, nous permettra de ne pas nous tromper lorsque nous viendrons avec l’embarcation. Non loin, vers l’est et plus au sud, la côte semble plus découpée, et notre but pourrait bien être proche.
Ici ce sont des blocs de roches qui nous ont livré, à travers un étroit passage, un abri naturel. Passé et Danglade, qui y étaient entrés en premier pour le sécuriser, m’ont fait remarquer, à la lueur d’une bougie, des gravures sur certaines parois. Je leur ai demandé de ne pas en parler aux autres. Je ne pense pas que ce site ait été utilisé à des fins funéraires, sinon, nous y aurions forcément vu des squelettes, puisque la roche étant présente partout, il est impossible de les ensevelir. De plus, au regard des plantes grimpantes qui en obstruaient l’entrée, et des chauves-souris y ayant élu domicile, cette grotte est certainement oubliée depuis fort longtemps. Il nous faudra disposer à nouveau ces lianes soigneusement lorsque nous quitterons l’endroit.

20 février 1639, grotte de l’observatoire
Nous nous remettrons en route demain pour le camp Rosalie, d’où nous préparerons notre expédition pour reconnaître la côte.

23 février 1639, camp Rosalie
Je pense que nous serons prêts à appareiller dès demain matin. La mer est calme, et nous avons déjà préparé le canot et les vivres que nous embarquerons.

25 février 1639, abri du terrier
Hier, des Européens nous ont attaqué. J’avais envoyé au-devant d’eux le canot avec Passé, Rivallan, Behr et Cadic. Danglade est mort. Je suis à présent seul, avec le mousse, et nous nous cachons. Heureusement, nos abris vont nous aider. Je redoute que nos poursuivants emploient des chiens pour nous débusquer. Rivallan avait pourtant cru identifier ce brigantin que nous avons aperçu se diriger vers le sud, en longeant la côte, comme étant un navire marchand de sa connaissance. Aucune nouvelle des quatre. C’est accompagné d’une catalane que notre canot est revenu vers l’embouchure. Danglade, resté au camp Rosalie pour les attendre, nous a permis de nous enfuir.
S’ils ont le même but que nous, je dois détruire mes notes avec les relevés. A présent, il me semble que le but n’est plus très loin, mais nous devons trouver un moyen de rentrer. Je retrouverai les lieux, même sans mes notes.

26 février 1639, abri du terrier
Ils ne sont pas passés loin de nous. Aucun uniforme, et nombre d’entre eux s’expriment en espagnol, d’autres en flamand et en anglais me semble-t-il. Ce sont sans doute des pirates ou des mercenaires.
Je suppose qu’ils ont commencé par couper les sentiers vers Roseau. J’espère que leurs déplacements attireront les indigènes, et que ceux-ci les agaceront suffisamment pour qu’ils arrêtent notre poursuite. Alors seulement, nous pourrons envisager de sortir de notre abri.

27 février 1639, abri du terrier
Des coups de feu que nous avons entendus constituent certainement une réponse de nos poursuivants à une attaque des indigènes. Nous ne pouvons qu’attendre, espérer et prier. Et éventuellement transmettre la flamme de l’espérance.
Après le but atteint, les êtres s’arrêtent net. En courant assez après nos autres traces, Esteban, que rien n’avait jamais entaché, était asservi. Nous en étions à l’idée déjà ajournée naguère. L’idée décrite ici, nous qui l’avions déclamée à l’arrivée, était accessible à deux. Equitablement punis de l’entrain coupable, ou assez avertis de l’enjeu, Dieu connaît intimement l’issue. Avec ardeur, la richesse amasse les intérêts utilement. L’accord, chacun le travaille. L’accès, chacun le trouve.
Si l’allure effacée va au style, la clef placée dès l’arrêt après l’îlot, puisera assez dans l’autre aspect sur l’ode. Après tout, l’autre tracé étudié privilégie notre but avec des craintes. Il faut égaliser principalement nos attentes statiques vénielles. La pleine marée provoque accidentellement des ondes actives libérées de l’élan.
A présent, il nous faudra tout faire pour nous en sortir. Ce soir, nous prendrons le risque de sortir d’ici pour changer d’abri. La nuit devrait être peu nuageuse, mais la lune est dans son dernier quartier. Ma boussole nous guidera.

1er mars 1639, grotte de l’observatoire
Bien que située plus loin que la cache du vallon, j’étais davantage certain de pouvoir retrouver cette grotte grâce à mon alignement, même si nous avons dû le suivre dans la pénombre. Les pirates se sont éloignés, et j’espère que les indigènes ne viendront pas trop chercher à proximité de leur lieu sacré. D’après le padre Esteban, ils ne poursuivent pas leurs proies en ces lieux. Malgré tout, je sais que nos chances de retour sont faibles.


Journal de Hughes DECLERC, 1639
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Ven 26 Oct 2012 - 7:35

A Monsieur de Poincy,

Monsieur de Poincy n’oubliera pas de faire valoir à nos compatriotes les grands progrez que les armes du roy ont faicts dans le Roussillon, dont nous occupons maintenant la meilleure partie, et le voyage que l’armée navale de Sa Majesté sous la conduite de Monseigneur de Bordeaux, a faict aux costes d’Espagne, où elle a empesché fort longtemps celles d’Espagne et de Dunkerque, qui estoient dans le port de la Corogne, d’en sortir, et a depuis bruslé, dans le port de la Redde, un grand galion d’Espagne de 1,200 tonneaux, puis un autre galion amiral de mesme port avec le pavillon d’Espagne et pillé le dit port et la ville de Redde, dont elle s’estoit rendue maistre.
Lors de cette bataille, un de nos commandants qui s’estoit comporté bravement et qui fust navré au visage, nommé du Quesne, m’a confié devoir son heureuse réussite dans son entreprise, grasce à la vie que luy ont sauvé à Brest un groupe de gens de Normandie qui désiraient voyager aux Indes Occidentales. En recognoissance, il les a recommandés auprès du commandant de la fluste l’Orion, Eric Girard, en partance depuis Nantes.
L’un d’eux se nomme Guillaume de Costentin, et s’est trouvé à la teste d’une révolte, depuis lors réprimée à Avranches, au cours de laquelle son père, le Vicomte de Coutances, a péri.
Je vous recommande vivement de faire arrester ce Guillaume de Costentin, ainsi que tous ceux qui seront avec luy.
Ceste affaire doit estre en très singulière recommandation, et je prie monsieur de Poincy de soliciter chaque lieutenant gouverneur à ce qu’il donne les ordres nécessaires à ce dessein.

De plus, je tiens la résolution de prendre sur les Génois, par mer, tout ce qui se pourra, si secrette qu’il n’y ait personne qui en ait cognoissance que ceux qui seront chargez de l’exécution des ordres du roy sur ce sujet, afin de surprendre la république.
Qu’ainsi faire cognoistre à son ambassadeur que la seigneurie, rendant sa conduite moins partiale et plus respectueuse envers la France, trouvera en elle tousjours beaucoup de disposition en sa faveur, et qu’on se promet de luy qu’il persuadera la seigneurie à donner satisfaction à la France sur tous les sujets de plaintes qu’elle faict contre eux.
Lorsque partout les Génois se plaindront des courses et prises que la France fera sur eux, l’on leur pourra dire que le roy a este averty que les sujets d’Espagne ne traffiquent que sous leur nom et bannière, et renvoyer à la cour les plaintes qui en seront faictes en Provence et ailleurs, et de la cour aux officiers de la marine, qu’ainsi, ayant plus à perdre que les François, ils ne recommenceront pas. Les gallères et brigantins que l’on veut employer contre les Génois, et pour surprendre celles qui apportent l’argent et les dépesches d’Espagne, doivent faire leurs courses en haute mer.

Je tiens pour autre résolution que grandisse encore le royaume de France et la foy en notre Sainte Eglise. Faictes moi cognoistre vos progrez en ceste matière.

Ces trois mots de ma main que j’ajouste à ce mémoire asseureront Monsieur de Poincy de mon affection et de mon service.


Lettre du Cardinal de Richelieu au Gouverneur Philippe de Longvilliers de Poincy, 5 décembre 1639


Dernière édition par Olaf le Sam 11 Mai 2013 - 14:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Lun 11 Mar 2013 - 12:12

Le 13 janvier 1640, entre Saint Christophe et Antigua

Ces derniers jours où nous étions maintenus enfermés à Basseterre m'ont permis de repenser aux événements de Normandie dont je suis la cause, à leurs conséquences pour mes compagnons, ainsi qu'à la mort de mon père, apprise par la lettre du Cardinal.
Barnabé du Laurens de la Barre s'était bien moqué de moi et jouait double jeu en vue d'obtenir le vicomté de Coutances. D'un côté il exhortait le peuple à la révolte en me plaçant à la tête de celle-ci, et de l'autre il en exécutait la répression afin d'en récolter les lauriers.
A présent nous sommes à nouveau libres, une sorte de sursis accordé par de Poincy.
Mais peut-être lui aussi se joue-t-il de nous?



extrait du journal de Guillaume de Costentin, 13 janvier 1640
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Sam 16 Mar 2013 - 12:53

Le 15 janvier 1640, au Nord d'Antigua

La Morena de San Ioannis file doucement dans la nuit, sous-toilée, afin de ne pas rattraper avant l'aube la flûte hollandaise qu'elle a pris en chasse.
Dans quelques heures, le murmure régulier des vagues sur la coque laissera place aux hurlements des hommes répondant au fracas des canons et aux salves de mousqueterie.
En souhaitant que notre nouvel équipage soit à la hauteur de nos attentes.
A la grâce de Dieu!



extrait du journal de Guillaume de Costentin, 15 janvier 1640


Dernière édition par Olaf le Jeu 28 Mar 2013 - 19:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Jeu 28 Mar 2013 - 11:12

Le 21 janvier 1640, le tout jeune capitaine corsaire Georges envisage déjà de prendre une retraite anticipée dans un monastère castillan. Loin du fracas des Antilles, au cœur d'une région ensoleillée, où nul ne le connait, Georges se retirerait dans un monastère isolé et laisserait ses blessures spirituelles et physiques guérirent paisiblement...
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MessageSujet: Re: ça (re)commence là   Jeu 28 Mar 2013 - 19:28

Le 21 janvier 1640, à Saint Christophe

L'équipage m'a sauvé la mise, au regard de la situation dans laquelle j'étais. A bord, tout le monde est content de se retrouver. Pourtant j'ai l'impression que Georges nous fait un petit coup de cafard... Un peu de surmenage sans doute. Je prendrai son quart pour qu'il puisse se reposer.



extrait du journal de Guillaume de Costentin, 21 janvier 1640


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